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Les Journées de l’AFSCC 23 & 24 Novembre 2018 à Paris

Les dates

le vendredi 23 novembre : 9h30 : Accueil, 10h à 17h00 (pause déjeuner d’une heure) : Séminaire

le samedi 24 novembre : 9h00 à 16h30 Déjeuner en commun offert par l’association.

Le lieu

USIC

18 rue de Varenne

75007 PARIS

Les tarifs

Avant le 01 octobre : 

160 € non adhérent AFSCC
140 € adhérent AFSCC
100 € étudiant

PROGRAMME – 1er jour : 

Atelier expérientiel « ACT ET SEXOLOGIE » animé par BORIS GUIMPEL

Lors de cet atelier, nous aborderons la sexualité à travers ses processus psychologiques. Nous nous interrogerons sur le problème des valeurs en sexualité pour valoriser la motivation intrinsèque des échanges sexuels. La sexualité deviendra engagée et consciente.

Nous développerons notre engagement sexuel à travers des expériences mentales et corporelles. Des méditations centrées sur les fantasmes sexuels seront offertes. Des expériences psychologiques seront proposées pour s’ouvrir à son excitation sexuelle.

A travers ces situations, nous apprendrons à accepter radicalement notre expérience en lâchant prise sur notre soi sexuel conceptualisé et sur notre contrôle cognitif. De la même manière, des exercices nous entraîneront à observer et à jouer avec nos pensées et à se recentrer sur notre excitation.

Cet apprentissage expérentiel sera relié aux connaissances cliniques des dysfonctions sexuelles dans le but d’accompagner nos clients vers une sexualité bienveillante, consciente et flexible.

Les objectifs pédagogiques sont :

  • la conceptualisation des cas de dysfonctions sexuelles masculins et féminins ;
  • la stratégie de l’intervention ;
  • l’apprentissage des techniques attentionnelles, cognitives et comportementales appliquées aux processus sexuels

Cet atelier se déroulera dans le respect de chacun et dans un cadre éthique et déontologique.

PROGRAMME – 2ème  jour : 

D’IMPACT A PEPSUI 

Approche psychothérapeutique intégrative dans la prévention des conduites suicidaires

Avec un suicide toutes les 40 secondes, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fait du suicide une priorité dans l’agenda de santé publique1. Le trouble des conduites suicidaires, défini par la présence d’une tentative de suicide dans les 2 dernières années, a été inclus dans le DSM-5 en tant qu’entité clinique indépendante « à l’étude », du fait de l’existence de nombreuses données démontrant une physiopathologie spécifique. De façon inquiétante, il est estimé que moins de la moitié des individus présentant un risque suicidaire élevé sont en lien avec un service de santé mentale2. Il semble ainsi urgent de développer des stratégies visant à connecter les patients à haut risque suicidaire avec les services de soins en santé mentale, en prenant en compte les barrières interférentes rapportées par ces patients, mais aussi les obstacles inhérents aux dimensions de vulnérabilité suicidaire.

Les programmes de psychoéducation sont recommandés pour cibler les problèmes d’adhésion aux soins des patients avec troubles mentaux sévères et persistants3. Ils inscrivent le patient dans une démarche active d’acquisition de connaissance, et présentent un faible coût.  Les éléments de psychoéducation recommandés par le NICE4 incluent des échanges de connaissances sur les pathologies et les traitements entre les patients et les animateurs, ainsi que la délivrance de stratégies de gestion cognitivo-comportementales des symptômes.

C’est ainsi que nous avons développé le premier programme francophone de psychoéducation du suicide, PEPSUI (PsychoEducational Program for SUicide prevention), qui a fait suite à un premier Essai Contrôlé Randomisé, IMPACT, montrant l’efficacité de la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) dans la prévention du risque de récidive suicidaire pour des patients à haut risque actuel.

Ce programme de groupe (10 sessions hebdomadaires) est basé sur l’éducation aux conduites suicidaires, et l’enseignement de compétences psychologiques issues de l’ACT, de la thérapie comportementale dialectique (TCD) et de la psychologie positive. Ce programme est actuellement à l’étude à travers un essai contrôlé (PEPSUI vs relaxation) randomisé, afin d’évaluer son efficacité sur la réduction du risque suicidaire à 2 ans post-intervention, chez 500 patients ayant fait une tentative de suicide dans l’année (i.e., ayant un trouble des conduites suicidaires actuel).

Si ce programme contribue à la réduction du risque suicidaire, mais aussi à l’amélioration du fonctionnement et à l’adhésion aux soins des patients à haut risque suicidaire, il pourrait apparaître comme un outil thérapeutique novateur, peu coûteux, et facilement généralisable dans les structures de soins.

Références
1 WHO (World Health Organization). Preventing suicide: a global imperative. 2014. 2 Hom MA, Stanley IH, Joiner TE, Jr. Evaluating factors and interventions that influence help-seeking and mental health service utilization among suicidal individuals: A review of the literature. Clin Psychol Rev. Aug 2015;40:28-39.3 Velligan DI, Weiden PJ, Sajatovic M, et al. Strategies for addressing adherence problems in patients with serious and persistent mental illness: recommendations from the expert consensus guidelines. J Psychiatr Pract. Sep 2010;16(5):306-324. 4 Excellence NIfHC. NICE guidelines for Mental Health & Behavioral conditions. Available at: http://guidance.nice.org.uk/Topic/MentalHealthBehavioural.

Véronique Brand-Arpon

Infirmière-psychothérapeute au CHU de Montpellier, sous la responsabilité du Dr Ducasse, au sein de la filière de soins trouble de l’humeur et trouble de personnalité borderline (Service du Pr Courtet), formée en thérapies cognitives et comportementales de 3ème vague, basées sur la Mindfulness, qu’elle utilise dans sa pratique clinique quotidienne,

Elle pratique en particulier la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), et anime des groupes de thérapie comportementale dialectique (TCD) pour les personnes souffrant de trouble borderline

Co-auteur du livre :  »Borderline : Cahier pratique de thérapie à domicile » , Dr Déborah Ducasse, Véronique-Brand-Arpon, Editions Odile Jacob

Mal être des étudiants et protocole KORSA

La problématique du mal-être chez les étudiants est majeure. Un étudiant sur 2 déclare ressentir fréquemment des états d’épuisement, de stress  et près de 40% présentent des troubles du sommeil.

KORSA est un protocole utilisant les outils de la flexibilité psychologique visant à développer chez les étudiants universitaires une relation avec leur stress plus sereine tout en maintenant des comportements valorisés. Ce protocole basé sur 6 séances combine des exercices ACT et des méditations en pleine conscience. Les études empiriques montrent que cette approche permet d’accroître de manière significative le mieux-être et la qualité de vie des individus aux prises avec des difficultés liées au stress et à l’anxiété.

Florian Saffer

Florian Saffer est diététicien, nutritionniste du sport et préparateur mental. Formé au TCC depuis 10 ans, sa rencontre avec l’ACT en 2010 fut une révélation.

Enseignant et formateur, il a suivi un Master en Science de l’Education à l’Université d’Aix-Marseille et s’est particulièrement intéressé à la place de la méditation dans les processus d’apprentissage. En octobre 2017 il s’est formé au protocole MBCT et en mars 2018 au protocole KORSA auprès de Simon Grégoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

La Thérapie Comportementale Intégrative de Couple (IBCT)

L’IBCT (Christensen & Jacobson, 1996), pour les couples en détresse, promeut l’acceptation émotionnelle des différences, des problèmes et des incompatibilités entre les partenaires ; elle focalise sur les contextes expérientiels de changement, les conflits deviennent des véhicules de proximité.

Modèle original dans les Sciences Comportementales Contextuelles, l’IBCT développe ses propres concepts du langage d’acceptation émotionnel de l’autre selon des processus dyadiques expérientiels et comportementaux.

Thérapie verbale, et stratégique, ses techniques sont fondées sur la réunion empathique, le détachement unifié et la construction de la tolérance, le but est de faciliter les aspirations altruistes de chacun, l’échange émotionnel, susciter l’application dyadique des valeurs authentiques profondes. L’Analyse DEEP, (Différences, Emotions, Evènement Patterns d’interaction) est destinée à comprendre les véritables variables de contrôle des comportements à l’origine du processus de polarisation des partenaires qui engendre le piège mutuel de leur détresse. Evolution d’un premier modèle de thérapie néobéhavioriste, (BMT, Jacobson & Margolin, 1979) basé sur les principes de l’apprentissage social et de l’échange de comportement, l’IBCT interface deux concepts de l’apprentissage opérant (Skinner, 1957, 1995) : le renforcement des comportements par les contingences naturelles et le changement formel des comportements gouvernés par des règles.

Elle diffère de l’ancien modèle BMT, tout en intégrant ses techniques, en créant flexiblement des contextes d’intimité, elle promeut un climat de coopération, renforçateur des désirs authentiques de changement. Diverses études de validation empirique et le suivi sur plus de dix ans des résultats auprès des couples en détresse depuis 1996, ont démontré son efficacité.

François Allard 

Psychologue clinicien, membre de l’AFTCC, a fondé l’ADTCCF (Association pour le Développement des Thérapies Comportementales de Couples et des Familles, http://adtccf.org/) et organisé de nombreux ateliers de formation avec des chercheurs et cliniciens américains et européens. Il a mené une recherche sur le langage d’acceptation en thérapie de couple intégrative et a traduit le Manuel Clinique de Andrew Christensen et Niels Jacobson (2012) Couples en Difficultés, Accepter les Différences. http://www.ibct-france.fr/

Michaël Pichat,
Maître de Conférences des Universités*

Gaëtan Béghin,
Etudiant en psychologie*

Maxime Clavel,
Etudiant en psychologie*

*membres de l’institut Chrysippe

Genèse instrumentale de la défusion cognitive et nouvelles technologies 

Dans le cadre psychothérapeutique, l’utilisation des nouvelles technologies, et notamment de la réalité virtuelle, est souvent réduite à de simples activités d’exposition (désensibilisation), dans une logique purement comportementale (Paples-Keller, & al., 2017).

Dans une logique a contrario proprement cognitive, nous travaillons actuellement à l’utilisation des technologies de réalité virtuelle et de mesure electro-physiologique (réponse électrodermale, cohérence cardiaque) afin d’étayer les activités cognitives constitutives des tâches mêmes de défusion auxquelles le patient est convié.

 

En effet, ces outils permettent une physicalisation accrue de la réalisation de ces activités cognitives de défusion ou de prise de conscience de leurs effets ; activités ainsi facilitées dans la mesure où leur niveau d’abstraction princeps les rend cognitivement couteuses pour le patient (en terme de charge mentale comme de complexité). Cette médiation instrumentale (au sens de Vygotsky) étaye dès lors (au sens de Bruner) la genèse cognitive des schèmes de défusion constitutifs du développement de la compétence du même nom (Rabardel, 1995).

Méditation et apprentissages font-ils bon ménage

Concentre-toi, tu n’es pas motivé, arrête de bouger, du calme !, sois attentif, tu manques de confiance en toi, fais une seule chose à la fois ! …

Les enjeux de l’apprentissage, la pression autour de la réussite scolaire, sont aujourd’hui devenus majeurs dans l’univers de l’enfance et de l’adolescence. Pourtant, toutes les compétences transversales essentielles et qui vont faire la différence : attention, concentration, motivation, calme, confiance en soi, sentiment de compétence, métacognition … ne sont jamais enseignés ! Immense paradoxe !

Les programmes Mindful UP, adossés aux programmes MBSR et MBCT, sont le fruit d’une longue expertise clinique auprès des enfants et des adolescents et sont construits avec les apports de la neuropsychologie des apprentissages et de la psychologie positive. Comprendre qui on est et comment on fonctionne, sur les plans cognitifs et affectifs, pour que la médiation de pleine conscience soit pour nos enfants et nos adolescents une ressource pour leur vie, pour toute la vie !

Jeanne Siaud-Facchin

Claire Mizzi

Méditation pleine conscience et compassion

Méditation de pleine conscience et d’auto compassion et de compassion, trois versants complémentaires de la méditation. Atelier par Claire Mizzi Psychologue et psychotherapeute, instructrice MBSR et MBCT
Les pratiques de méditation de pleine conscience  permettent de ressentir et de mettre en lumière nos processus interne. Petit à petit de découvrir et d’accroître notre intérêt pour le fonctionnement de notre mental et de nos ressentis, ainsi que d’entraîner ce dernier à une présence attentive .  Elles facilitent la possibilité d’apercevoir puis de sortir de nos réactions conditionnées.
Les pratiques de bienveillance envers soi, ou autocompassion,  permettent de continuer ce chemin d’acceptation avec gentillesse lorsque nous sentons des résistances poindre en nous. Elle ne peut s’épanouir que si nous entrons petit à petit en contact avec notre vulnérabilité, nos failles, honnêtement et avec curiosité.
Entrer en amitié avec nous même, nous apaise, nous libère, et nous permet alors d’être plus facilement présent à nous-même, aux autres et au monde.
Enfin les pratiques de méditation de compassion ouvrent notre esprit et développent notre capacité a ressentir la souffrance d’autrui, à développer des sentiments de tendresse et d’amour à son égard et formuler l’intention que ses souffrances cessent.
Il s’agit d’entrainements de l’esprit, transformateurs pour notre cerveau et donc qui modifient notre façon d’appréhender nos vies.

Je me propose de vous parler de ces trois pratiques en accompagnant ma présentation de mises en situations et de pratiques méditatives.

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